Eté 2007 = ennuie. Quelques pas d'erreurs devant la seconde maison de l'homme que j'ai déjà vu mais qui, je crois ne m'a pas reconnu avec sa voiture bleu foncé et le coffre cabossé.
Septembre 2007 =ma vie défile, Flash au crépuscule, la sirène des pompiers, les coup de verres qui se brisent, la fumée qui m'étouffe, le sentiment qu'un ange me tirait des ailes, la douleur qui gobait mes larmes, l'irréelle fut réelle. Le cauchemar a commencé et la vie s'est jouée par des sondes dans ma bouche, des électrodes de partout, des cordes pour enchaîner mes mains et mes pieds.Je ferme les yeux, je rêve, je m'endors... par moment j'ouvre les yeux, je vois une lumière et quelques silhouettes, et j'entends. J'entends qu'on me questionne, qu'on me rassure... Ils aiment me regarder, un drap jusqu'au cou, un tuyau dans la bouche, le cardiogramme qui fais des dessins...tout ça est amusant. Les médecins m'examinent, me dévisagent, pénible songe. Je sais que tout ça est réel, mais je replonge dans l'irréel : le rêve
Elle me demande si je me souviens d'Elle. Mes yeux s'inondent, je veux juste continuer à rêver, je n'attend pas l'éveil qu'on m'a destiné, la vie qu'on m'a dessiné.
Pendant tout ce temps que mon corps appartenait au docteur et à la mecanique hospitaliére, j'ai cherché un orifice de sortie. Il doit bien y avoir une impasse là-dedans.
L'éveil prend le dessus, les pilules descendent du tube et gargouillent dans mon estomac. Adieu les sondes, les yeux ouverts, mes yeux perlent et s'inondent. Le personnel médical me scrute. J'ai la bouche de recousue, Sally me l'a recousue, vais-je pouvoir sourire malgré ses quelques points de sutures? Les yeux comme des billes, je ne comprends pas quand on me parle. Hallucination qui commence, je vous vois, je vous entends... J'ai ma peluche dans mon lit, je sais que maman est venue me l'apporter. Je vois une araignée qui se dédouble, y'a quelque chose de vivant dans cette pièce sinistre. Je regarde l'électrocardiogramme, oh j'ai un c½ur. Le chant de l'infirmière, s'il vous plait chanté à coté de moi. Je me sens seule avec ma peluche et Gribouille. Les cheveux au sol, je quitte le service réanimation pour aller aux soins intensifs.
Fin des hallucinations, Gribouille n'etait qu'un clou planté dans le mur et pas une araignée
6 cicatrices, coma, plaies, larmes, opérations ...," respire fort dans le ballon" morphine et douleur... voilà ce que j'ai gagné au grattage pour avoir simplement été sur une route que je partageais avec un ivrogne
La suite on la connaît, la vie reprend son rythme
Je sors prendre l'air, quelques pas d'erreurs sur le trottoir, l'homme que j'ai déjà vu mais qui, ne m'a pas reconnu, passe avec sa voiture bleue foncée au coffre cabossé.
Finalement rien à changer
Septembre 2007 =ma vie défile, Flash au crépuscule, la sirène des pompiers, les coup de verres qui se brisent, la fumée qui m'étouffe, le sentiment qu'un ange me tirait des ailes, la douleur qui gobait mes larmes, l'irréelle fut réelle. Le cauchemar a commencé et la vie s'est jouée par des sondes dans ma bouche, des électrodes de partout, des cordes pour enchaîner mes mains et mes pieds.Je ferme les yeux, je rêve, je m'endors... par moment j'ouvre les yeux, je vois une lumière et quelques silhouettes, et j'entends. J'entends qu'on me questionne, qu'on me rassure... Ils aiment me regarder, un drap jusqu'au cou, un tuyau dans la bouche, le cardiogramme qui fais des dessins...tout ça est amusant. Les médecins m'examinent, me dévisagent, pénible songe. Je sais que tout ça est réel, mais je replonge dans l'irréel : le rêve
Elle me demande si je me souviens d'Elle. Mes yeux s'inondent, je veux juste continuer à rêver, je n'attend pas l'éveil qu'on m'a destiné, la vie qu'on m'a dessiné.
Pendant tout ce temps que mon corps appartenait au docteur et à la mecanique hospitaliére, j'ai cherché un orifice de sortie. Il doit bien y avoir une impasse là-dedans.
L'éveil prend le dessus, les pilules descendent du tube et gargouillent dans mon estomac. Adieu les sondes, les yeux ouverts, mes yeux perlent et s'inondent. Le personnel médical me scrute. J'ai la bouche de recousue, Sally me l'a recousue, vais-je pouvoir sourire malgré ses quelques points de sutures? Les yeux comme des billes, je ne comprends pas quand on me parle. Hallucination qui commence, je vous vois, je vous entends... J'ai ma peluche dans mon lit, je sais que maman est venue me l'apporter. Je vois une araignée qui se dédouble, y'a quelque chose de vivant dans cette pièce sinistre. Je regarde l'électrocardiogramme, oh j'ai un c½ur. Le chant de l'infirmière, s'il vous plait chanté à coté de moi. Je me sens seule avec ma peluche et Gribouille. Les cheveux au sol, je quitte le service réanimation pour aller aux soins intensifs.
Fin des hallucinations, Gribouille n'etait qu'un clou planté dans le mur et pas une araignée
6 cicatrices, coma, plaies, larmes, opérations ...," respire fort dans le ballon" morphine et douleur... voilà ce que j'ai gagné au grattage pour avoir simplement été sur une route que je partageais avec un ivrogne
La suite on la connaît, la vie reprend son rythme
Je sors prendre l'air, quelques pas d'erreurs sur le trottoir, l'homme que j'ai déjà vu mais qui, ne m'a pas reconnu, passe avec sa voiture bleue foncée au coffre cabossé.
Finalement rien à changer
